About Samuel Rondot

directeur de BestCFD.com

Piercing line, une figure de chandeliers japonais, testée sur le CAC 40 hourly

Pour commencer, voici une image de la figure :

1-piercing-line

Ses caractéristiques sont :

  • Une bougie noire dont le plus bas est le plus bas des 4 dernières séances
  • Une bougie blanche dont le plus bas est le plus bas des 5 dernières séances
  • Le corps de la bougie noire représente au moins 60% du range total de la bougie noire
  • Le corps de la bougie blanche représente au moins 50% du range total de la bougie blanche
  • Le plus haut de la bougie blanche est INFERIEUR au plus haut de la bougie noire de la barre précédente
  • L’ouverture de la bougie blanche est INFERIEURE à la clôture de la bougie noire (attention, en format quotidien, ce paramètre doit comporter un gap d’ouverture, mais en heure par heure, nous nous contentons d’une ouverture en baisse)

Le paramètre variable testé : la tendance haussière

Nous nous sommes intéressés à la logique du swing trading. Nous avons testé piercing line sur l’intégralité de la base de 10 ans en heure par heure sur le CAC 40, puis en utilisant une condition supplémentaire, à savoir que Piercing line apparaissent lorsque les cours sont situés au dessus de la moyenne mobile 100 barres.

Raisonnement sous jacent, nous nous demandons si une figure de retournement n’a pas une meilleure probabilité de fonctionner lorsqu’elle est déclenchée en période de tendance haussière.

Le signal employé :

  • On achète en clôture
  • On revend en close +1 barre
  • On revend en close +3 barres
  • On revend en close +5 barres

Les résultats sur CAC 40

Les combinaisons obtiennent toutes des performances négatives. L’utilisation du critère de la moyenne mobile 100 barres permet de réduire les pertes, sans pour autant les gommer.

L’utilisation de stop loss, situé sous le plus bas de la bougie blanche n’améliore pas la situation et ne permet pas de transformer Piercing Line en pattern à succès !

Notre conseil ? Méfiez vous des chandeliers japonais. ils sont séduisants sur le papier, nettement moins pour votre compte de trading !

Avez vous déjà réfléchi à ce que signifie acheter des SICAV actions dans une optique long terme ?

stocks_stock_market-400x300Jusque dans les années 2000 il était facile de trouver nombres de fonds gérés par des hommes et des femmes de qualité.

Depuis ces années là, la dictature du client et du marketing a poussé les banques à faire gérer ces fonds par le marché.

Les deux années clés qui ont transformé sournoisement l’industrie de la gestion sont 1999 et 2002.

D’abord 1999 avec la plus forte hausse annuelle de l’histoire des marchés financiers sur les actions avec presque 50% en une année. Les autorités de tutelle ont commencé à recevoir de nombreuses plaintes clients car les clients n’avaient pas obtenu ce gain historique sur leur portefeuille mais bien moins que cela.

Qui était donc ces gérants qui n’étaient pas capable de gagner plus que l’indice ou au moins autant dans une année aussi facile ou la bourse n’a fait que monter ?

Sans parler des très nombreux fonds uniquement placés sur un seul type de produit (par exemple le technologie tout le monde s’en rappelle) qui eux étaient parvenus à faire beaucoup mieux, alors pourquoi pas leur gérant ?

Puis il y a eu 2002. Suite à la crise du 11 septembre 2001 et le dégonflement de la trop fameuse bulle technologique sur fond de ralentissement de la croissance (après une surchauffe) le marché a connu l’une de se pires performances annuelles de l’histoire.

Les plaintes aux autorités ont repris de plus belle pour mettre en cause ces gérants incapables dans la hausse de faire mieux mais qui sans problème ont fait pire dans la baisse.

Les industriels de la gestion se sont retrouvés pris entre ces plaintes clients et ces départs de clients mécontents déçus de leur produit. Il faut d’ailleurs noter que les clients ne partent pas en nombre au pire de la crise mais quelques temps plus tard quand ils commencent un peu à se refaire.

Ces industriels ont eu alors une réponse miracle : enlevons la responsabilité de la performance aux gestionnaires et faisons là porter aux clients.

D’un coté, ils ont demandé à leurs gérants de suivre au plus prêt des indices de références (taux, actions europe, action chine, matière première etc) puis ils ont multiplié à l’infini ces produits là et ils ont formé leur réseau commercial à vendre cette gamme de produits.

Aujourd’hui, si vous perdez de l’argent et que vous allez voir votre conseiller on vous dira que vous avez choisi le mauvais support et qu’on vous avez bien dit qu’il y avait des risques à suivre celui là. Mais heureusement pour vous, il y a tellement d’autres choix, qu’il vous suffit de faire le bon pour l’année prochaine.

Fini la culpabilité du gérant (d’ailleurs, cela fait combien de temps que vous n’avez plus entendu parler de gérant star ou du fond x ou y qui a battu tous les autres ?), fini le départ du client pour la concurrence, vive le contrôle du client et la responsabilisation du client !!!

Cette transformation est passée inaperçue aux yeux du public. Elle a été malheureusement possible pour deux raisons : la concentration du métier au main d’une poignée d’acteur de plus en plus énorme, la prise en main des autorités de contrôle par ces mêmes acteurs (la commission des opérations de bourse qui regroupait des agents de change est devenu l’Amf ou siègent des banquiers).

Le problème de ce nouveau schéma, c’est qu’un gérant a déjà du mal à être un expert dans son domaine alors comment est ce possible qu’on en soit arrivé à un tel extrême ou le client devient le seul responsable de ces actes ?

Outre le fait que la menace brandit par ceux qui ont porté plainte s’est retournée contre eux, le véritable coupable à mon avis est qu’on a érigé en règle absolue « que la bourse monte toujours à long terme et que c’est le meilleur produit de rendement ».

Malheureusement, l’histoire a toujours eu un grand pouvoir de persuasion mais c’est un très mauvais indicateur de prévision.

On a toujours la sensation que ce qu’on a vécu va se continuer mais pourtant on dit bien que l’histoire ne se répète pas.

De plus, ce sentiment a été exacerbé par cette période d’euphorie extraordinaire que nous avons vécu dans les années 80 et 90.

Une croissance économique soutenue pendant la plus longue période de toute l’histoire, des crises rares et de faible amplitude vite oubliée, un profit de cette situation à tous les niveaux économiques et sociaux (certes dans des proportions très diverses).

Cette période unique dans l’histoire du monde et plus encore de l’ère moderne a créé une euphorie et un optimisme qui a fait oublié à tout le monde que cette période était justement unique.

Loin de moi l’idée d’argumenter ou de contester que cette ère est bien terminée ou le contraire.

Ma conviction c’est qu’on a vécu un moment extra ordinaire, éloigné de toute normalité ou moyenne historique et que plus une situation exceptionnelle dure dans le temps, plus il est évident qu’on se rapproche de sa fin et plus encore qu’elle ne se reproduira pas.

Pendant toute cette période là, il est évident que la bourse était le meilleur investissement et qu’il suffisait d’investir et de conserver ces investissements pour gagner de l’argent après 5, 10 ou 20 ans.

Le parcours des bourses mondiales au 21éme siècle montre que cette idée est pour le moment révolu.

Avec le vif rebond des bourses mondiales depuis leur plus bas, à nouveau, le même argument commercial ressort chez nos industriels :

« Il suffit de voir la preuve, si on a acheté au plus bas, le portefeuille aurait déjà fait +50 % !!! Je vous l’avais dit, la bourse c’est le produit le plus rentable sur le long terme. »

Mais si on remonte dans le temps la réalité est plus sombre : sur les 2 dernières années, 5 dernières années, 10 dernières années et même 15 dernières années sur nombres de titre, la bourse (les actions en tout cas) perd de l’argent. Sur certaine période, elle en perd même encore beaucoup.

Ces industriels ne vous donneront qu’un seul conseil : un patrimoine doit être équilibré, vous devez répartir vos risques sur plusieurs actifs mais surtout achetez les chez moi.

Je le répète je ne sais pas si cette période est définitivement révolu ou non. Ce que je sais, c’est qu’à titre personnel j’ai depuis longtemps décidé de prendre mes investissements en main et que la diversification je veux la choisir, je n’ai pas envie que ce soit le marché qui me l’impose.

Il est évident que vous vous attendez à ce que je vous vende ma sauce en vous disant, « chez BestCFD.com, on peut travailler à la hausse ou à la baisse, on peut acheter des actions, des devises ou des matières premières et en plus ce n’est pas cher… »

Il faut être lucide : le trading ne concerne que quelques personnes passionnées par le trading. Au mieux, on pense que 5000 comptes sont vraiment actifs en day trading en France. Et encore.

Les industriels de la gestion s’adressent eux à tous les autres, des millions et même des dizaines de millions d’occidentaux.

La suite sur la manière que j’ai choisi pour diversifier mon patrimoine dans un prochain édito…

Laisser courir les gains et couper les pertes

Un des dictons les plus connus dans le monde de la bourse est : « laisser courir les gains et couper ses pertes ».
D’abord, c’est une évidence absolue puisque si on se contente de positions perdantes et que chaque fois que l’on gagne, on s’empresse de couper avec des petits gains, l’espérance mathématique est franchement contre nous et il y a fort à parier que cette manière de trader se termine rapidement par de très fortes pertes.
Pourtant ce n’est pas la seule chose qui se cache derrière ce vieux dicton.

Il est bien évident que pour gagner il faut faire des gains.
Pour gagner beaucoup il faut donc faire de gros gains.
Et pour faire de gros gains aussi évidents que cela puisse paraître, « il faut se donner la chance » de faire de gros gains.

Soit cela passe par une prise de risque qui est proportionnelle à sa taille de gain, soit cela passe par une position qui va rapporter beaucoup.

Si on prend le cas de Sylvain Duport lors de sa participation au trophée capital et de sa victoire très nette avec des performances de plusieurs milliers de pourcent, ce qui frappe est bien évidemment la faculté à garder des trades un certain temps, voire même à les renforcer quand il est dans le bon sens pour gagner une fortune sur une ou deux opérations. Le reste du temps, il est ce qu’on pourrait appeler en position de chasseur, à l’affût du prochain gros coup.

Prenons maintenant le cas de Mister robot, un système de trading qui a fait ses preuves puisque en bientôt deux ans, il a permis de tripler le capital investi si on se contente d’un levier raisonnable. Là encore, l’étude attentive du comportement de Mister robot révèle que chaque année les gains sont concentrés sur un peu plus de 20 opérations alors qu’il en passe plus de 300 par an. Le reste du temps, il gagne petit et surtout il est à l’affût pour se positionner sur cette bonne opération qui finira par lui rapporter beaucoup d’argent.

Lorsque le marché est volatile, il est relativement facile de trouver un certain nombre de supports qui permettent des gains très élevés. La vitesse du marché génère chaque jour un certain nombre d’opportunités. Mais lorsque le marché ralentit, lorsque la volatilité diminue, il devient beaucoup plus difficile et beaucoup plus rare de trouver des titres qui affichent des rendements forts en très peu de temps. C’est la raison pour laquelle quand la volatilité diminue, les traders se concentrent sur des segments de marché beaucoup plus exotiques (comme le compartiment C sur la place parisienne) car cela permet de trouver ce genre d’opportunités (mais il ne faut jamais sous-estimer le risque associé).

Jusque-là vous vous dites certainement que cet article est plein de bon sens mais aussi plein de banalités. Tout le problème est qu’il est extrêmement difficile de montrer à quel point il est important de capter les mouvements les plus importants.

Pour cela j’ai vu très souvent dans les ouvrages américains une illustration de l’indice SP500 auquel on enlevait soit les cinq meilleurs, soit les cinq pires jours de bourse pour chaque année.

À ma connaissance, cet exercice n’a jamais été présenté sur le marché français et comme je pense que c’est la meilleure façon de vous faire prendre conscience à quel point il ne faut pas passer à côté des gros gains, j’ai décidé de le reproduire.

Comparaison de portefeuilles

Cette étude consiste donc à comparer trois portefeuilles dans lesquels on aurait investi un euro il y a presque 40 ans et de voir ce que ces portefeuilles seraient devenus aujourd’hui dans les cas suivants :

  • d’abord un portefeuille que l’on aurait jamais touché, c’est la technique du Buy and Hold (j’achète et je garde).
  • Ensuite un portefeuille où l’on aurait manqué les cinq séances les plus profitables de chaque année.
  • Et pour terminer un dernier portefeuille où l’on aurait manqué les cinq pires séances de chaque année.

Voici le résultat :

Comparaison de portefeuille

  • En bleu foncé le portefeuille Buy and Hold : un euro investit-il le 1er janvier 1969 serait devenu aujourd’hui 22,90 €.
  • En mauve, le portefeuille où l’on aurait manqué chaque année les cinq séances les plus profitables : un euro investit le 1er janvier 1969 serait devenu aujourd’hui 10 centimes d’euro.
  • En rouge, le portefeuille avec lequel on aurait manqué chaque année les cinq plus mauvaises séances de bourse : un euro investit le 1er janvier 1969 serait devenu aujourd’hui 13 000 €.

Vous avez bien lu : si on ne fait rien, on a multiplié son portefeuille par 23, si on réussit à éviter les cinq plus mauvais séances, on a multiplié son portefeuille par 13 000 et si j’ai raté les cinq plus gros gains, j’ai divisé mon portefeuille par 10.

Cet exemple est volontairement caricatural pour vous montrer à quel point les gros gains et les grosses pertes ont un impact sur votre compte.

Dans cette démonstration il y a bien évidemment un mécanisme financier très connu qui exagère le résultat : c’est le principe de capitalisation.
Si j’ai un euro et que je perds 50 %, il me reste 50 centimes. À partir de la, pour que je puisse remonter à un euro, il va falloir que je fasse maintenant une performance de 100 %.
C’est exactement ce qui se passe dans le cas où on rate chaque année les cinq meilleures séances. Le principe de capitalisation nous enfonce la tête sous l’eau et ne nous permet jamais de revenir à niveau.
Idem dans l’autre sens, en évitant les cinq plus grosses pertes, la différence par rapport au portefeuille normal amplifie au fil du temps et devient monumentale après quelques années.

Cependant il ne faut pas sous-estimer la portée de ce phénomène.
Quand on fait du trading, il est tout à fait humain de ressentir une absence totale d’envie de reperdre cet argent. Cela nous donne rapidement l’envie de couper cette position avec un gain modeste sans se demander si elle pourrait nous rapporter beaucoup plus.

Inversement lorsque l’on commence à perdre, il est humain de se dire que si on la conserve, il y a une part de chance importante pour qu’on ait l’opportunité dans quelque temps de récupérer ses pertes alors que si on coupe cette position à perte, on sanctionne une situation et on a l’impression que c’est contre-productif.

C’est la raison pour laquelle il est si difficile de réussir en trading. Il faut absolument faire l’inverse des réflexes naturels que nous dicte notre inconscient.

Cet exercice souligne la puissance du principe de capitalisation mais aussi l’importance de la distribution des gros gains et des grosses pertes. Chaque année il y a 220 jours de bourse et j’ai choisi de n’en écarter que les cinq meilleures et cinq plus mauvais. J’aurais pu choisir d’éliminer la meilleure ou la pire semaine, ou bien la meilleure et la pire séance de chaque mois, les résultats auraient été tout aussi impressionnants dans les mêmes proportions

Nouvelle comparaison de portefeuilles

Certains d’entre vous se disent certainement que l’exemple est réellement caricatural parce que j’ai pris et enlevé cinq séances.
Voyons donc ce qui se passe si je trace les mêmes courbes pour les portefeuilles en enlevant que deux séances par année:

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  • La performance du portefeuille Buy and Hold est bien sur strictement identique, un euro en 1969 est devenus 23 € aujourd’hui.
  • Pour le portefeuille où j’ai manqué les deux meilleures séances de chaque année (en mauve) un euro en 1969 est devenus 1,53 € aujourd’hui.
  • Pour le portefeuille ou si les deux plus mauvais séances que j’ai évités (en rouge), un euro en 1969 est devenus 450 € aujourd’hui.

Vous avez bien lu : si chaque année je rate les deux meilleures séances, en presque 40 ans je n’ai gagné que 50 % alors que le marché a été multiplié par 23 (2200 %).

Plus mon trading est dynamique, plus je passe des ordres, plus je vais être tenté de couper des gains.

C’est une évidence : pour gagner il faut couper ces pertes et porter ses gains. J’espère que ce simple exercice vous aura fait prendre la mesure de l’importance de ce comportement en bourse.

Plus on est dynamique et moins le marché est volatile, plus il va être difficile de trouver des opportunités de gros gains et ensuite de les exploiter à leur maximum.
C’est la raison pour laquelle il est de plus en plus difficile de gagner de l’argent sur les marchés en faisant un trading discrétionnaire actif.
Pour moi, il ne fait aucun doute que seul un ordinateur a les nerfs et la patience suffisante pour traiter avec succès